Lors de la dernière réunion de Conseil Municipale, le 16/12/2009, nous avons abordé la proposition des tarifs 2010 des différents services qu'offre la Mairie. Cela va de la location des salles, en
passant par la location de vaisselle etc...
Parmi ces tarifs figure le prix du m2 de terrain à bâtir que vend la Mairie. Or cette année, comme l'an dernier, nous fixons un prix mais la Mairie n'a plus de terrain à vendre.
J'ai donc dit que je trouvais surprenant de fixer un prix pour quelque chose que l'on a pas.
De là s'est engagé un débat assez vif sur la politique menée par la commune depuis plusieurs années, en matière de terrain à construire. Succinctement la municipalité nous dit que c'est le rôle des
promoteurs immobiliers et des particuliers de mettre sur le marché des terrains constructibles. Et que la commune a, dans le passé, fait des lotissements communaux qui ont coûté cher au budget.
Tout d'abord, si les anciens lotissements ont coûté au budget c'était volontaire, c'était délibéré. En effet lancer une opération de lotissement prend du temps et nécessite un investissement. Très
souvent quand un lotissement est lancé, c'est une opération qui dure une dizaine d'années. Et nous bouclons l'opération financière par la voirie, les trottoirs.
Il se trouve que dans le milieu des années 90, nous avons voulu, les uns et les autres, relancer la construction qui était à ce moment là, en panne depuis une dizaine d'années. Nous avons donc,
volontairement fixer des prix du m2 très bas. Cette politique a porté ses fruits puisque la construction a repris. Bien entendu quand ces lotissement se sont bouclés financièrement, ils étaient
déficitaires. C'est donc le budget de la commune qui finançait la différence.
Toutefois le système s'auto-alimentait. Puisque les nouveaux lotissements étaient financés par la vente des parcelles des lotissements en cours. En réalité, certes il a fallu investir au
début, mais en relançant à chaque fois que nécessaire un nouveau lotissement, c'était assez indolore pour le budget.
Bien sûr la municipalité actuelle a cru bon de devoir casser le système. Elle a donc cesser de relancer de nouveaux lotissements. Au passage elle a bénéficié des rentrés d'argent des ventes de
parcelles vendues au fur et mesure du remplissage des lotissements en cours. Evidemment tout a une fin. Et aujourd'hui il n'y plus aucune parcelle de terrain constructible en lotissement
communal.
Je souhaite donc que l'engouement pour la construction se maintienne. Car ainsi les promoteurs continueront-ils à investir à Nueil Les Aubiers. Mais rien n'est moins sûr, dans le contexte
économique général dans lequel nous sommes entrés, et dans le contexte économique locale dificle que nous vivons.
Parce que si la construction fléchie, les promoteurs immobiliers se feront plus frileux. Et nous pourrions nous trouver dans la situation où il n'y aurait plus que quelques particuliers à proposer
des terrains.
Pour aujourd'hui le bilan de cette politique est que le prix des terrains s'est envolé, pour atteindre les 50 € du m2. L'autre conséquence visible, est un entassement de construction sur de petite
surface (conséquence du prix). Cet entassement, cette promiscuité, va entraîner des conflits de voisinages qui vont devenir de plus en plus nombreux. La qualité de vie à la campagne est menacée.
L'attractivité de la commune va en prendre un coup.
Et demain quoi faire ?
Relancer la politique des lotissements communaux me parait indispensable. Tout d'abord pour proposer à la population des prix de terrains abordables. Ensuite permettre à ceux qui le veulent de
pouvoir acquérir des terrains plus grand. Et enfin palier à la carence éventuelle, voir probable, des investisseurs privés, en ayant une offre de terrain en lotissement communal. Tout ceci en
fixant des prix au m2 qui permettent à la fois de faire des opérations équilibrées financièrement, et de rendre accessible la construction au plus grand nombre.